J’ai toujours été attirée par l’univers de l’image, de l’illustration et surtout de la photo, qui est ma passion, ma façon de m’évader et de rester créative. La photo m’a permis de rencontrer des gens passionnants et de nouer des amitiés très importantes.
C’est une ouverture sur le monde et les échanges humains, qui me sont indispensables La photo de rue, l’architecture, l’urbain, le portrait, souvent en noir et blanc, mais avec une ouverture de plus en plus présente vers la couleur, ont ma préférence.
Mon travail photographique se décline en plusieurs séries : « Lignes & Vies » : un voyage entre les lignes des paysages urbains et l’Humain qui évolue dans cet environnement. « ArchiSky » : l’architecture pure, graphique et colorée se mêle au ciel, bleu. « Voyages, Voyages » : quand le voyage physique et le voyage intérieur se rejoignent. Série « Entre Silence et Lumière » : connexion apaisante entre architecture et spiritualité. Série « Red Touch » : Le Rouge, fil conducteur d’une balade urbaine
Ville d’ombre, Ville de lumière
La photographie de rue en noir et blanc révèle la ville dans sa forme la plus essentielle. Sans la distraction de la couleur, il ne reste que la lumière, les ombres et les lignes qui structurent l’espace. Chaque rue devient un terrain de contrastes, un lieu où la géométrie et le hasard se rencontrent.
L’humain y trouve sa place. Il traverse le cadre, parfois conscient, souvent indifférent, laissant derrière lui une trace éphémère. Ses gestes simples — marcher, attendre, regarder — deviennent signes, fragments d’une histoire silencieuse. La lumière sculpte les corps, souligne les perspectives, crée des zones d’éclat et de mystère. Les ombres, elles, relient les éléments entre eux, unissent les formes, suggèrent plus qu’elles ne montrent.
C’est dans cet équilibre fragile que naît la photographie : au moment précis où la ville, la lumière et le regard du photographe se rejoignent. Ces images ne cherchent pas à raconter une histoire complète, mais à capter des instants suspendus. Elles montrent ce qui échappe au mouvement continu de la ville — une respiration, un alignement, une coïncidence. Le noir et blanc devient alors un langage : simple, direct, intemporel.
